Ton chemin Papa

Qu’il est long, qu’il est loin ton chemin papa

C’est vraiment fatiguant d’aller où tu vas.

  • Joe Dassin

Mon père remettait ça à chaque année.

Il décidait qu’on partait.

Ma mère et la trollée suivait !

Je n’avais pas le temps de me faire de nouvelles amies que l’on déménageait.

À chaque rentrée scolaire, c’était pareil.

J’étais toute seule au beau milieu de la cour d’école, plantée comme un oignon !

J’étais d’une timidité maladive.

Je me transformais en statue, figée, incapable d’aller vers les autres enfants.

Toute petite, j’étais incapable de retenir mes pleurs.

Plus vieille, je me cachais dans les toilettes pour pleurer.

J’en avais au moins pour la moitié de l’année scolaire à me sentir seule et pleurer.

Je commençais ensuite à m’adapter lentement.

Et Hop ! On repartait pour une autre ville, un autre village.

Est venu un temps où je ne voulais plus me faire de nouvelles amies.

Je savais que je ne les reverrais plus de toute façon.

Petit à petit, je me suis fermée aux autres élèves.

J’en ai longtemps voulu à mon père pour les déracinements.

J’ai mis longtemps à lui pardonner.

J’ai développé une grande insécurité. Une difficulté à m’adapter.

J’ai dû travailler fort sur moi-même pour m’ouvrir à nouveau, aller vers les autres.

Heureusement, je suis d’une nature plutôt joviale et j’ai le bonheur facile.

Et la vie m’a beaucoup gâtée en mettant sur mon chemin plusieurs belles personnes qui sont devenues au fil des années de très grandes amies.

Je vois toujours ma précieuse amie de fin de secondaire.

Je trouve très belle cette amitié qui nous lie depuis plus de cinquante ans.

La vie m’a fait un beau cadeau dernièrement.

Lors de la présentation de mes livres à la bibliothèque, alors que je préparais mon évènement, mon amie Louise m’a dit qu’elle viendrait installer une cafetière avant ma présentation.

Elle avait de plus, la petite cachotière, invité notre amie Lucie à se joindre à elle.

J’avais le trac. Cette expérience représentait un défi pour moi. Je me sentais très vulnérable, mais pour rien au monde, je n’aurais viré de bord !

J’aurais affronté vents et marées, même si cela signifiait de rester plantée debout comme un oignon, seule toute la soirée.

Qu’elle ne fut pas ma surprise de les voir toutes les deux m’accueillir à mon arrivée à la bibliothèque.

Elles avaient préparé les tables, acheté des ballons !

Le trac est tombé !

Je n’étais pas seule !

Louise et Lucie étaient là pour m’encourager !

Quel beau cadeau !

Merci Louise et Lucie !

Merci la vie !

Réaliser ses rêves une marche à la fois

Dans mon âme

Le vent s’est levé…

Sur l’eau, le feu, l’aube et la nuit

Quand on marche côte à côte

Avec ses rêves, ce qu’on en fait

Avec nos rêves, nos lendemains

  • Richard Séguin

Les paroles de cette chanson me touchent particulièrement.

J’ai pendant des années gardée vivante en moi la flamme en me disant qu’un jour, je réaliserais enfin mes projets créatifs.

Le temps m’a paru long par moments.

Il m’est arrivé de désespérer.

Ça ne durait pas heureusement et je me répétais qu’un jour, j’aurais ce temps juste pour moi.

Je gardais mes rêves au chaud tout près de mon cœur, au creux de mon âme.

Puis enfin, le moment de la retraite est arrivé.

J’ai pris du temps pour me reposer. Faire le vide. Libérer un espace pour la créativité.

J’ai laissé l’énergie remonter.

Sans la brusquer.

Puis un jour, je me suis sentie prête à me lancer de nouveaux défis.

C’est dans cette optique que je me suis lancée dans l’aventure de la présentation de mes livres à la bibliothèque de mon coin.

Je voulais commencer par un petit pas.

Monter le premier barreau de l’échelle.

Pour apprivoiser le stress, le trac et me mettre en position de vulnérabilité.

Pour voir si j’étais capable !

Je n’avais aucune attente.

J’ai choisi de voir cette première présentation comme une répétition.

Et j’ai été satisfaite de cette première marche.

Je me suis couchée la gueule fendue jusqu’aux oreilles, fière d’avoir relevé le défi.

En pensant déjà à la prochaine marche à monter.

L’important n’est pas d’atteindre le sommet. C’est le chemin qui compte !

Rêve inspirant

Les rêves sont fascinants !

Il y a parfois dans mes rêves tellement de scènes et de symboles que je dois me servir de plusieurs outils d’exploration pour en comprendre le sens.

D’autres fois, ils sont limpides comme l’eau claire d’une source.

D’autres rêves se déroulent comme si je visualisais un film. Une histoire complète m’est donnée comme pour simplement m’amuser. Je pourrais écrire un livre sans problème tant le matériel est riche de détails, de rebondissements.

Il arrive de temps en temps qu’une voix en rêve me délivre un message important sans qu’il n’y ait aucune image.

Et il y a aussi des phrases complètes qui me reviennent au matin comme celle-ci :

“Puis un jour, vint une dame un brin causeuse”

Je me suis réveillée en rigolant de cette phrase toute coquette !

Je ne sais pas encore si cette phrase sera le début d’une histoire ou d’un conte ou le titre d’un livre.

Une chose est certaine, je garde cette jolie phrase en mémoire et elle saura bien trouver sa place au sein de ma vie créative.

La goutte qui fait déborder le vase

C’est bien connu, les frères aiment bien taquiner leurs sœurs.

Ça me faisait bien rire quand mon père taquinait sa sœur Rose en lui disant qu’elle avait la goutte parce qu’elle prenait un coup !

Ma tante rouspétait et moi, j’imaginais qu’elle avait la goutte au nez et que c’est pour ça qu’elle s’offusquait.

Un peu plus tard, mon père fit lui aussi des crises de goutte. Au début, je trouvais ça drôle et me disais que c’était bien fait pour lui. Que de s’être moqué de sa sœur lui retombait sur le nez !

Lui ne riait pas du tout.

Il rentrait du travail, les traits tirés, et la souffrance se lisait sur son visage.

J’ai alors compris qu’une crise de goutte n’est pas d’avoir la goutte au nez.

J’ai appris qu’une crise de goutte est en fait une crise d’arthrite.

Et que ça fait mal en chien !

La vie a passé, mon corps a vieilli et vla ti pas que c’est à mon tour de faire une crise de goutte !

Pas une petite, non, non !

Ben non, je ne fais jamais les choses à moitié moi !

Une vraie, une méchante, une grosse crise qui empêche de marcher, qui empêche de dormir. Et qui dure pendant des jours.

Celle qu’on n’oublie jamais par la suite.

Je peux confirmer que ça fait mal en chien !

J’ai tout essayé. Bain chaud, compresse de glace, citron ou soda dans de l’eau, huile de ricin, ibuprofène.

Rien ne fonctionne ! Grrr…….

Va falloir voir un médecin.

Dans le dictionnaire des maladies, j’ai retenu qu’une crise de goutte peut signifier la goutte qui fait déborder le vase.

Je n’ai pas eu à chercher longtemps pour trouver en quoi la crise de goutte de mon gros orteil est la goutte qui a fait déborder le vase !

Reste à soigner ce fameux orteil et qu’il redevienne silencieux et me laisse enfin dormir !

Bonne fête ma sœur

Tu ne seras jamais vieille

Tu n’auras jamais 60 ans ici-bas

Aujourd’hui, tu les as dans mon cœur

Je ne te demande pas de veiller sur nous

Continue ton chemin de l’autre côté de la vie

J’espère qu’il fait beau

Que tu es bien de l’autre côté

Que tu as trouvé la paix que tu as tant cherché

Tu me raconteras un jour……

Un sens à sa vie

La vie n’a pas de sens, ni sens interdit, ne sens obligatoire.

Et si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle va dans tous les sens et déborde de sens, inonde tout. 

Elle fait mal aussi longtemps qu’on veut lui imposer un sens, la tordre dans une direction ou dans une autre.

Si elle n’a pas de sens, c’est qu’elle est le sens.

  • Christiane Singer

Tite face !

Louna, dernière en liste à s’être fait garder par moi, en retournée chez elle.

Je n’ai pas encore remis l’appartement en ordre. Il y a des bouts de gâteries pour chat qui traînent encore. Des bouts de brindilles de foin de lapin cachés sous les meubles. Je prends le temps de me reposer. De faire le ménage sans me presser. Je retrouve ma solitude que je chéris.

J’aime les animaux. Malgré tout, je ne pense pas en avoir à moi de nouveau un jour.

Parce qu’il faut bien se l’avouer, avoir un animal coûte cher de nos jours.

Les frais d’adoption, de vétérinaire, d’entretien, de nourriture, de soins, sont devenus un luxe que tout le monde ne peut s’offrir.

Un animal demande des soins, de la présence, de la constance, de l’affection.

Un animal domestique est complètement dépendant de son maître humain.

J’ai trouvé la façon de côtoyer des animaux sans toutes les responsabilités qui viennent avec.

Garder les animaux de mes proches pendant un court laps de temps m’apporte beaucoup de joie.

Il m’est arrivé durant quelques mois l’automne dernier d’aller faire marcher des chiens en attente d’être adopté dans un refuge pas loin de chez moi.

Je compte m’y remettre sous peu. Ça me fait du bien de marcher, prendre l’air, être en contact avec un chien.

Dans ma très grande innocence, je pensais que faire marcher ces chiens du refuge leur ferait du bien. Qu’ils aimeraient se dégourdir les pattes et profiter du grand air.

Je n’avais d’autre repaire que mon expérience passée avec les chiens que j’ai eus dans ma vie.

Ces chiens de refuge viennent d’être abandonnés. Ils ont le regard triste et se sentent perdu.

Entrer en contact avec eux n’est pas toujours facile. Ils ne comprennent pas que l’on vient de les laisser là et que leur maître ne reviendra pas les chercher. Ils sont déstabilisés, déboussolés, inquiets, stressés.

Moi qui pensais que le fait de leur mettre une laisse et les amener marcher les rendrait heureux !

Je me suis rendue compte assez vite que ce n’était pas le chemin que je devais emprunter si je voulais leur apporter un peu de bien-être.

J’ai revu et corrigé mes attentes.

J’ai compris que le moment que je passe avec eux est précieux. J’essaie d’établir un contact, un lien de confiance pendant la période que nous marchons ensemble.

De marcher avec ces chiens m’a appris que même s’ils se sentent un peu perdu, ils sont malgré tout prêts pour la plupart à faire de nouveau confiance à un humain qui ne l’abandonnera pas une nouvelle fois. Qui prendra soin de lui jusqu’à la fin de ses jours.

Parce qu’un chien vit dans le moment présent.

La nuit passée, j’ai rêvé à plusieurs chats de race Munchkin.

Ils étaient tellement mignons et enjoués ! Je me suis réveillée le cœur heureux.

On dirait Louna en Munchin !

Bonne fête Léon

Tu as quatorze ans aujourd’hui !

À quatorze ans, on a toute la vie devant soi.

Prends-la à bras le corps la vie Léon !

Aime-la, respecte-la ! Elle est précieuse. Elle est grande, immense, belle, sauvage et imprévisible.

C’est à toi de décider de ce que tu feras de tes dons, de tes aptitudes.

Tu es un être passionné, un humain merveilleux !

Où que tu ailles, quoi que tu fasses dans la vie, souviens-toi que tu es aimé ! Profondément aimé !

Et n’oublie jamais que dans mon cœur, tu resteras toujours mon petit prince d’amour !

Ta Grand-maman Didi qui t’adore xx

La grasse matinée

Petit plaisir de la vie que de rester lovée au creux de mon lit le matin.

Savourer ce temps de bien-être entre le réveil et le sommeil.

J’ai un don pour la rêverie, qu’elle soit éveillée ou endormie.

J’aime me prélasser entre ces eaux qui me bercent.

La métaphore de la calèche

Nous sommes comme une calèche.

La structure physique de la calèche représente notre corps. Est-ce que nous veillons régulièrement à bien huiler les roues ?  À vérifier que les harnais sont solides et bien attachés aux chevaux ?

Les chevaux représentent nos émotions, la force qui tire la calèche, nos passions, nos envies. Dans quel état sont-ils ? Est-ce qu’on leur accorde de l’attention? Sont-ils bien nourris ou au contraire trainent-ils la patte? Subissent-ils des coups de fouet dès qu’ils prennent une initiative ? Comment trouvons-nous le juste équilibre pour les faire avancer sans les paralyser ?

Le conducteur représente notre mental qui est chargé d’orienter la calèche. Est-il à l’écoute des chevaux, de leur fatigue, de leur élan ou se bat-il en permanence avec eux ? Le conducteur est-il pleinement réveillé ou lui arrive-t-il de somnoler? Comment sait-il qu’il prend la bonne direction ?

Le passager dans le carrosse représente notre moi profond, nos talents. Celui qui décide de la destination, qui donne des ordres au cocher, en choisissant une vie qui a du sens. Mais est-ce lui qui décide ? Comment la calèche, les chevaux et le conducteur se mettent au service de son projet ?

Si la calèche n’est pas un peu entretenue, si les chevaux ne se sentent pas à la fois entendus et un peu tenus, alors le passager aura des difficultés à indiquer la direction.

Si le cocher brutalise les chevaux ou les brime, ces derniers vont s’emballer, s’énerver et risquer de conduire la calèche à l’accident. Si le cocher s’endort, ce sont alors les chevaux qui vont diriger la calèche.

Si le cocher conduit trop vite, il risque de mener la calèche vers des ornières, des fossés, un accident, une panne.

Si tout est en corrélation, en harmonie, alors le chemin sera agréable et la destination atteinte.

  • Extrait trouvé sur internet

J’aime beaucoup cette métaphore. Je trouve d’ailleurs que les métaphores sont souvent puissantes pour nous faire comprendre les choses de la vie parce que parfois moins confrontant que les mots. Les images s’installent dans notre psyché et ces images nous reviennent dans certains moments difficiles et nous aident à comprendre et accepter que la vie est à l’œuvre.