Première neige

Que j’aie 7 ou 67 ans, la première neige m’émerveille toujours !

L’odeur de cette première neige me ramène instantanément en enfance !

Octobre

Aujourd’hui 1ᵉʳ octobre

Il fait doux.

Trop chaud pour les pantalons et les manches longues.

On se croirait au début du mois d’août.

Les arbres commencent tout juste à changer de couleurs.

Même si je trouve ça extraordinaire de me promener dehors, habillée comme en été, je ne peux faire autrement que d’être inquiète pour notre planète qui est complètement en train de se dérégler.

Pour éviter d’angoisser avec ça, j’écoute cette chanson de Francis Cabrel

Octobre

Francis Cabrel

Le vent fera craquer les branches
La brume viendra dans sa robe blanche
Y’aura des feuilles partout
Couchées sur les cailloux

Octobre tiendra sa revanche

Le soleil sortira à peine
Nos corps se cacheront sous des bouts de laine
Perdue dans tes foulards
Tu croiseras le soir
Octobre endormi aux fontaines

Il y aura certainement
Sur les tables en fer blanc
Quelques vases vides et qui traînent
Et des nuages pris aux antennes
Je t’offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu’octobre nous prenne

On ira tout en haut des collines
Regarder tout ce qu’octobre illumine
Mes mains sur tes cheveux
Des écharpes pour deux
Devant le monde qui s’incline

Certainement appuyés sur des bancs
Il y aura quelques hommes qui se souviennent
Et des nuages pris sur les antennes
Je t’offrirai des fleurs
Et des nappes en couleurs
Pour ne pas qu’octobre nous prenne

Et sans doute on verra apparaître
Quelques dessins sur la buée des fenêtres
Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord

Octobre restera peut-être

Vous, vous jouerez dehors
Comme les enfants du nord
Octobre restera peut-être

Auteurs-compositeurs : Francis Cabrel

Louna la chipie !

Ma fille est partie en vacances et moi, je garde sa petite peste !

On dirait un enfant de deux ans tout le temps en opposition.

Quand je l’empêche de faire quelque chose, elle veut me mordre ou mordre les fils électriques.

Si je ne l’ai pas enlevé vingt fois de la table, je ne l’ai pas enlevé une fois !

Elle revient d’un pas de conquérant comme voulant me dire : si tu penses que je vais t’écouter toi Oh ! humaine !

Mais j’ai trouvé le truc : elle déteste le bruit des sacs de plastique.

Fouillez-moi pourquoi ? Je le sais pas !

Toujours est-il que quand elle monte sur la table, je brasse le sac en plastique et la voilà qui déguerpit sur un méchant temps !

Elle a de l’énergie et me fait savoir quand elle veut la dépenser : elle me mordille les chevilles !

Il y a juste une chose qu’elle ne fait pas : le bacon !!!

La passion de Léon

Depuis qu’il est tout petit, Léon est fasciné par le métro de Montréal.

À chaque année, je l’accompagne pour notre virée du métro.

J’ai beaucoup de plaisir à faire cette activité avec lui.

Je me couche tôt la veille parce que je sais que je vais en marcher un coup et je veux être capable de le suivre toute la journée.

Escaliers, escaliers roulants, ascenseur, changement de ligne, de wagon, visite de stations qu’il aime particulièrement ; il est insatiable.

Il veut tout voir, tout connaître du métro de Montréal.

Il adore aussi se promener en train.

Je le comprends.

Le train, c’est confortable, aéré.

Les fenêtres sont grandes et on peut admirer le paysage.

Cet été, Léon et moi avons fait le trajet en train Montréal / Mascouche.

On a aussi fait notre premier tour de REM

Métro, train, REM en deux jours. Ouf !

La grand-mère est revenue sur les genoux, le cœur rempli d’amour et de beaux souvenirs.

Paresse léthargique

J’ai boudé les mots, ou les mots m’ont boudé pendant plusieurs semaines.

C’est selon, mais ça revient au même !

Comme si l’été prenait ses quartiers et l’envie de ne rien faire avec.

Si j’aime écrire pourtant !

Mais toutes mes envies d’écriture ne dépassaient pas mon discours intérieur.

Pas envie de m’installer au clavier de mon ordinateur.

Il n’y a pas seulement l’écriture qui a pris le bord cet été.

Le dessin, la peinture, l’encre, le collage, le journal créatif, etc.

À part avec mon petit-fils Rémi avec lequel j’avais envie de m’amuser dans mon atelier.

Ensemble, on a tricoté, fait un peu de crochet, du tricotin, de la peinture.

L’été tire à sa fin

Déjà !

Il me semble qu’avril vient juste de commencer !

Il y a eu beaucoup de pluie cette année.

Les fleurs ont adoré !

Les anémones d’automne ont commencé à fleurir en juillet et continueront de fleurir ainsi jusqu’aux gelées d’automne.

Les pluies fréquentes et la chaleur ont fait en sorte que leur fleuraison est hâtive et généreuse.

Leurs pétales rose pâle et leurs cœurs jaunes créent un tableau magnifique et elles volent la vedette dans les plates-bandes cet été comme jamais avant.

Profitons de ce spectacle champêtre pour les quelques semaines d’été qu’il nous reste.

La tarte aux bleuets de ma mère

On dit toujours que la bouffe de notre mère est ou était la meilleure.

En tout cas, la tarte aux bleuets de ma mère était la meilleure selon moi !

C’est vrai que j’ai un parti pris.

À chaque année, pour ma fête, elle en faisait deux. Une pour le dessert que nous mangions tout de suite et une autre qu’elle me donnait pour que je l’apporte chez moi.

Je repartais avec ma tarte et j’étais aux anges !

C’était sa façon à elle de me dire qu’elle m’aimait.

Ma mère est partie de l’autre côté de la vie depuis quelques années, mais à chaque mois d’août, je ne peux m’empêcher de penser à sa fameuse tarte aux bleuets !

Je ne sais pas si c’est le fait qu’elle les faisait juste pour moi. Le fait est que je n’en ai jamais mangé d’aussi bonne depuis.

Je danse avec toi

J’adore cette chanson de Mes Aïeux.

Je l’écoute régulièrement en boucle.

Le sourire aux lèvres.

Le cœur heureux !

La lumière te fait la peau bleue et ça te va bien
Encore un verre ou deux ça ira mieux, peut-être bien
La musique a des ailes et tu fais corps avec elle
Pour chasser les corbeaux qui tournent autour de mon ciel

Je danse avec toi, en pensée, sans bouger
Je danse avec toi

Tu ramènes tes cheveux et tu dégages ton visage
Tu relèves les yeux, me vois-tu dans l’image
On dirait bien que oui, on dirait même que t’as souri
J’ai souri moi aussi, ensorcelé par ta magie

Je danse avec toi, en pensée, sans bouger
Je danse avec toi

Si je tente ma chance, franchis la distance, si je te rejoins
Si sur le plancher de danse je tordais le bras du destin
Malgré mon pas mal assuré
Mademoiselle voulez-vous danser
Le bastringue à mes côtés?

Mon cœur s’emballe, mon verre se cale, je reconnais la cadence
D’un air de rock d’une autre époque, je me lève, je me lance
Ce n’est pas moi si près de toi, je n’ose pas y croire
Parmi la foule, me choisiras-tu encore ce soir?

Je danse avec toi sur un ancien refrain
Je danse avec toi
Tu danses avec moi dans les lignes de ma main
Tu danses avec moi

Le temps, les tourments, les enfants, les détours de la vie
Mon corps, mon petit cœur battant n’a qu’une seule et unique envie
Malgré le poids de nos années
Mademoiselle, voulez-vous danser
Le bastringue à mes côtés?

Oui monsieur je veux bien danser
Le bastringue, le bastringue
Oui monsieur je veux bien danser
Le bastringue va continuer

Auteurs-compositeurs : Benoit Archambault, Marie-Hélène Fortin, Marc André Paquet, Frédéric Giroux, Stéphane James Archambault.

Pour encore plus apprécier cette délicieuse chanson, voir le clip de Mes Aïeux.

Le vieux couple y est tout simplement adorable !

Mes Aïeux – Je danse avec toi (Vidéoclip officiel) – YouTube

Sous le soleil des tropiques

C’est souvent en voyage que l’on fait face à sa part d’ombre.

C’est ce qui m’est arrivé dernièrement.

Notre part d’ombre est la somme de tous nos traits de personnalité que l’on n’accepte pas. Ces parties de nous que nous n’aimons pas.

Nos défauts en somme que je préfère nommer points faibles, traits de caractère à travailler.

Dans mon cas, mon ombre est plaignarde, orgueilleuse, impatiente, colérique, coincée, vulnérable, obsessive, saboteuse, névrosée ! Entre autres !

J’ai fait en 2007 un atelier sur les sous-personnalités avec Anne-Marie Jobin. Atelier que j’ai donné à quelques occasions par la suite.

Je m’aperçois en regardant mes pages de cet atelier qui date de 2007 qu’il y avait certains traits de mon ombre que j’arrivais déjà à identifier. D’autres étaient encore bien cachés. Comme sûrement d’autres présentement parce que l’on n’a jamais fini de travailler sur soi.

J’avais aussi réussi à identifier pendant cet atelier cette part d’énergie d’amour, cette part de lumière en moi qui me montre que je suis aussi battante, guerrière, résiliente, vieille femme sage, guérisseuse, capitaine de bateau, cheval blanc de lumière.

Cette part de lumière qui m’habite permet de prendre soin de ma part d’ombre sans la juger.

Je retrouve mon capitaine de bateau intérieur qui a les mains bien solides sur le gouvernail et m’aide à traverser la mer agitée qui s’est levée.

Et, la paix revient en moi.

Mon rosier William de Baffin

Chaque année en juin, il revient se donner en spectacle !

Il devient le centre d’attention.

Il nous en met plein la vue avec sa floraison extravagante.

J’aime son exubérance.