Elle va bien !

J’ai vécu l’expérience de la maternité de long en large. Des années bénies de l’enfance de mes enfants, il me reste les souvenirs. Quand on a la vie devant soi, on a l’impression que les moments difficiles ne finiront jamais et que les moments merveilleux passent toujours trop vite. Finalement, tout passe. On s’en aperçoit quand on a plusieurs années derrière soi. Vient alors le temps des bilans.

Je me suis souvent demandé quel genre de mère ai-je été ?

J’ai souvent fait des erreurs. Il m’est arrivé souvent de sentir que je n’étais pas à la hauteur.

Je me suis souvent dit que j’étais trop ou pas assez, pas assez comme si, trop comme ça, que j’aime trop, que j’aurais dû dire ceci ou ne pas dire cela, que j’aurais dû agir ainsi et pas comme ça.

Je sais aussi que j’ai été une mère qui a donné le meilleur d’elle-même à chaque étape de cette expérience de vie.

Vient un temps où l’on se sent un peu usé. On a envie de penser à soi. Au temps qu’il nous reste à vivre. À ce temps qui passe si vite.

 Il n’y a pas si longtemps, quelques mois à peine pour tout dire, j’ai décidé que ma mère intérieure avait fini son shift ! T’as fait de ton mieux que je lui ai dit. Il est temps de te reposer. J’ai alors pris la main de ma mère intérieure. Je lui ai fait un lit tout moelleux. Vaporisé les draps à la lavande.  Mis de la musique douce.  Repose-toi que je lui ai dit en la bordant avec tendresse.

Le vingt-trois décembre, ma grande fille m’appelle. Sa petite minette de quatre mois qu’elle vient tout juste d’adopter a eu un accident. La petite Louna est chez le vétérinaire en difficulté respiratoire.  Ma fille pleurait. J’ai senti la détresse dans sa voix quand elle a dit « maman » au bout du fil. 

Ça n’a pas pris une seconde que celle que je venais à peine de coucher pour se reposer, s’est levé d’un coup, prête à tout faire pour apaiser son enfant. Au diable les bons draps moelleux qui sentent bon la lavande ! Au diable la musique douce !  Elle était prête à reprendre du service. Je l’ai laissé faire un peu. Ça lui a fait tellement plaisir ! Après, je l’ai ramené vers son bon lit moelleux qui sent bon la lavande, je lui ai mis de la musique douce et je l’ai bordé avec tendresse.

Bon ! oui, je le savais et j’en ai eu la preuve encore une fois, que la maternité est un pays dont on ne revient jamais !

La légende de l’envol du papillon

La légende 

Si une personne désire qu’un vœu se réalise, elle doit prendre un papillon et lui souffler ce vœu avant de le libérer. Puisque le papillon ne peut faire de son, il ne peut révéler le vœu à quiconque sauf au Grand Esprit qui entend et voit toutes choses.

Ma fille était enceinte de mon petit-fils Rémi lorsque je participai à l’activité de l’envol des papillons sur mon lieu de travail. Nous savions que ma fille était enceinte d’un garçon. Il faisait très froid pour une journée de septembre. Je soufflai plusieurs minutes sur ma petite boîte contenant mon papillon. Je fis le vœu que celui-ci aime les arts visuels. Je souhaitais partager ma passion de la peinture, du dessin, des couleurs, des textures avec ce futur enfant à naître. J’ouvris la boîte et le papillon s’envola vers un arbre.

Puis j’oubliai mon vœu.

Quelque deux ans plus tard, ma fille m’envoya cette photo de Rémi en train de peindre pour la première fois. J’étais émerveillée de voir cet enfant, ce Rémi tout petit regarder sa peinture avec une telle attention. C’est à ce moment précis que mon vœu m’est revenu à la mémoire.

Oui, on peut dire que c’est un hasard. On peut dire que ce vœu fait avec toute mon âme n’a rien à y voir. Peut-être !

Le fait est que Rémi est un enfant qui adore les arts et j’en suis fort heureuse, car je partage beaucoup de beaux moments de créativité avec cet enfant !

Décembre 2022

Quand décembre revient
Quand la neige neige
Ton visage me revient
En rafales de rires d’étoiles
C’est nous deux à l’envers
Quand mes rêves rêvent
À ces Noël rouges et verts
Nos huit ans, nos amours d’hiver
Marie-Noël, Marie-Noël
Petite fille, joujou fragile
Petit Noël de mes Noëls d’enfants
Quand décembre revient
Quand résonne, sonne
Minuit, mon cœur se souvient
Des manèges de boules de neige
Tes petits grands yeux verts
Et ta bouche rouge
Faisaient tourner à l’envers
Mon traîneau, mon soleil d’hiver
Marie-Noël, Marie-Noël
Petite fille, joujou fragile
Petit Noël de mes Noëls d’enfants
Plus décembre revient
Plus la neige neige
Sur mes Noëls rouges et verts
Mes huit ans, mes amours d’hiver
(La la la la la la la, la la la la la la la)
(La la la la la la, la la la la la)
Marie-Noël, Marie-Noël
Petite fille, joujou fragile
Petit Noël de mes Noëls d’enfants
Plus décembre revient
Plus la neige neige
Sur ces Noëls rouges et verts
Nos huit ans, nos amours d’hiver
(La la la la la la, la la la la la la la)
(La la la la la la, la la la la la)
Auteurs-compositeurs : Robert Charlebois, Pierre Claude Gauthier.

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