Mon atelier, mon rêve

Rêve inspirant

Les rêves sont fascinants !

Il y a parfois dans mes rêves tellement de scènes et de symboles que je dois me servir de plusieurs outils d’exploration pour en comprendre le sens.

D’autres fois, ils sont limpides comme l’eau claire d’une source.

D’autres rêves se déroulent comme si je visualisais un film. Une histoire complète m’est donnée comme pour simplement m’amuser. Je pourrais écrire un livre sans problème tant le matériel est riche de détails, de rebondissements.

Il arrive de temps en temps qu’une voix en rêve me délivre un message important sans qu’il n’y ait aucune image.

Et il y a aussi des phrases complètes qui me reviennent au matin comme celle-ci :

“Puis un jour, vint une dame un brin causeuse”

Je me suis réveillée en rigolant de cette phrase toute coquette !

Je ne sais pas encore si cette phrase sera le début d’une histoire ou d’un conte ou le titre d’un livre.

Une chose est certaine, je garde cette jolie phrase en mémoire et elle saura bien trouver sa place au sein de ma vie créative.

Rêve d’alchimie

Je me suis couchée tard.

L’anxiété dans le tapis.

Le cœur qui cogne contre le matelas.

Pas moyen de dormir.

Je n’arrive pas à apaiser les pensées qui tournent en boucles dans ma tête.

Accueillir mon anxiété, de ne pas la repousser.

Je me suis relevée et j’ai ressenti le besoin de créer quelque chose.

J’ai retrouvé ma page de journal d’artiste commencée depuis quelques jours.

J’ai pris de l’acrylique.

De l’encre.

De l’eau.

Un pinceau.

Je me suis laissé porter pas les gestes, mes doigts qui touchaient le papier, étalaient les couleurs.

J’ai déposé quelques mots.

Ça m’a apaisé.

Je suis retournée me coucher.

J’ai rêvé que j’étais dans une œuvre de peinture.

Avec mes doigts, je touchais et suivais les ondulations de la peinture.

Je touchais les crêtes de l’acrylique encore liquide, les étalais sur la toile.

Je me dissolvais en elles, me liquéfiait.

Tite face !

Louna, dernière en liste à s’être fait garder par moi, en retournée chez elle.

Je n’ai pas encore remis l’appartement en ordre. Il y a des bouts de gâteries pour chat qui traînent encore. Des bouts de brindilles de foin de lapin cachés sous les meubles. Je prends le temps de me reposer. De faire le ménage sans me presser. Je retrouve ma solitude que je chéris.

J’aime les animaux. Malgré tout, je ne pense pas en avoir à moi de nouveau un jour.

Parce qu’il faut bien se l’avouer, avoir un animal coûte cher de nos jours.

Les frais d’adoption, de vétérinaire, d’entretien, de nourriture, de soins, sont devenus un luxe que tout le monde ne peut s’offrir.

Un animal demande des soins, de la présence, de la constance, de l’affection.

Un animal domestique est complètement dépendant de son maître humain.

J’ai trouvé la façon de côtoyer des animaux sans toutes les responsabilités qui viennent avec.

Garder les animaux de mes proches pendant un court laps de temps m’apporte beaucoup de joie.

Il m’est arrivé durant quelques mois l’automne dernier d’aller faire marcher des chiens en attente d’être adopté dans un refuge pas loin de chez moi.

Je compte m’y remettre sous peu. Ça me fait du bien de marcher, prendre l’air, être en contact avec un chien.

Dans ma très grande innocence, je pensais que faire marcher ces chiens du refuge leur ferait du bien. Qu’ils aimeraient se dégourdir les pattes et profiter du grand air.

Je n’avais d’autre repaire que mon expérience passée avec les chiens que j’ai eus dans ma vie.

Ces chiens de refuge viennent d’être abandonnés. Ils ont le regard triste et se sentent perdu.

Entrer en contact avec eux n’est pas toujours facile. Ils ne comprennent pas que l’on vient de les laisser là et que leur maître ne reviendra pas les chercher. Ils sont déstabilisés, déboussolés, inquiets, stressés.

Moi qui pensais que le fait de leur mettre une laisse et les amener marcher les rendrait heureux !

Je me suis rendue compte assez vite que ce n’était pas le chemin que je devais emprunter si je voulais leur apporter un peu de bien-être.

J’ai revu et corrigé mes attentes.

J’ai compris que le moment que je passe avec eux est précieux. J’essaie d’établir un contact, un lien de confiance pendant la période que nous marchons ensemble.

De marcher avec ces chiens m’a appris que même s’ils se sentent un peu perdu, ils sont malgré tout prêts pour la plupart à faire de nouveau confiance à un humain qui ne l’abandonnera pas une nouvelle fois. Qui prendra soin de lui jusqu’à la fin de ses jours.

Parce qu’un chien vit dans le moment présent.

La nuit passée, j’ai rêvé à plusieurs chats de race Munchkin.

Ils étaient tellement mignons et enjoués ! Je me suis réveillée le cœur heureux.

On dirait Louna en Munchin !

Une vie à rêver

Dans cette déliquescence des églises, des philosophies, dans cet assèchement que produit souvent l’enseignement ésotérique, le rêve nous apporte un afflux de vie immense qui ne peut pas être contesté, parce qu’il vient du plus intime de nous-mêmes. Mon rêve est mon rêve, ce message qui m’est donné, ce n’est absolument personne qui me l’inculque. Je le sens, je le vis.

– Étienne Perrot, Les rêves et la vie

Mes rêves me fascinent depuis toujours.

 Parait-il qu’à l’âge de 60 ans, une personne aurait passé environ 5 années de sa vie à rêver !

Ce n’est quand même pas banal. Je ne peux pas croire que nous possédons cette faculté à fabriquer des rêves pour rien !

Les rêves sont riches en information sur soi, en direction à prendre, en réponses à nos questionnements. Mais comment arriver à décortiquer ces images et scénarios plus fous les uns que les autres ? La charge émotive est souvent forte et agit comme l’arbre qui cache la forêt. On ne sait pas par quel bout commencer ! On est empêtré dans nos images. Ces rêves nous semblent tellement ardus à comprendre, alors nous les mettons de côté. Au bout de toutes ces années à rêver, ça commence à faire un beau monticule de vie inexploré !

Passer du mode rationnel du cerveau gauche au monde abstrait et créatif du cerveau droit est la façon dont notre cerveau continue de fonctionner pendant nos phases de rêves chaque nuit. Notre dialogue intérieur se continue en images plutôt qu’en mots.

Quelle satisfaction lorsque l’on comprend nos rêves, ces messagers de nos nuits !

Sur ce, bonne nuit, beaux rêves, pas de puces, pas de punaises !!!