Louna, dernière en liste à s’être fait garder par moi, en retournée chez elle.
Je n’ai pas encore remis l’appartement en ordre. Il y a des bouts de gâteries pour chat qui traînent encore. Des bouts de brindilles de foin de lapin cachés sous les meubles. Je prends le temps de me reposer. De faire le ménage sans me presser. Je retrouve ma solitude que je chéris.
J’aime les animaux. Malgré tout, je ne pense pas en avoir à moi de nouveau un jour.
Parce qu’il faut bien se l’avouer, avoir un animal coûte cher de nos jours.
Les frais d’adoption, de vétérinaire, d’entretien, de nourriture, de soins, sont devenus un luxe que tout le monde ne peut s’offrir.
Un animal demande des soins, de la présence, de la constance, de l’affection.
Un animal domestique est complètement dépendant de son maître humain.
J’ai trouvé la façon de côtoyer des animaux sans toutes les responsabilités qui viennent avec.
Garder les animaux de mes proches pendant un court laps de temps m’apporte beaucoup de joie.
Il m’est arrivé durant quelques mois l’automne dernier d’aller faire marcher des chiens en attente d’être adopté dans un refuge pas loin de chez moi.
Je compte m’y remettre sous peu. Ça me fait du bien de marcher, prendre l’air, être en contact avec un chien.
Dans ma très grande innocence, je pensais que faire marcher ces chiens du refuge leur ferait du bien. Qu’ils aimeraient se dégourdir les pattes et profiter du grand air.
Je n’avais d’autre repaire que mon expérience passée avec les chiens que j’ai eus dans ma vie.
Ces chiens de refuge viennent d’être abandonnés. Ils ont le regard triste et se sentent perdu.
Entrer en contact avec eux n’est pas toujours facile. Ils ne comprennent pas que l’on vient de les laisser là et que leur maître ne reviendra pas les chercher. Ils sont déstabilisés, déboussolés, inquiets, stressés.
Moi qui pensais que le fait de leur mettre une laisse et les amener marcher les rendrait heureux !
Je me suis rendue compte assez vite que ce n’était pas le chemin que je devais emprunter si je voulais leur apporter un peu de bien-être.
J’ai revu et corrigé mes attentes.
J’ai compris que le moment que je passe avec eux est précieux. J’essaie d’établir un contact, un lien de confiance pendant la période que nous marchons ensemble.
De marcher avec ces chiens m’a appris que même s’ils se sentent un peu perdu, ils sont malgré tout prêts pour la plupart à faire de nouveau confiance à un humain qui ne l’abandonnera pas une nouvelle fois. Qui prendra soin de lui jusqu’à la fin de ses jours.
Parce qu’un chien vit dans le moment présent.
La nuit passée, j’ai rêvé à plusieurs chats de race Munchkin.
Ils étaient tellement mignons et enjoués ! Je me suis réveillée le cœur heureux.

On dirait Louna en Munchin !